Une mission du FMI dirigée par Constant Lonkeng s’est rendue à Antananarivo du 26 mars au 8 avril 2026 pour évaluer les troisième et quatrième revues du programme économique de Madagascar dans le cadre de la FEC et de la FRD. Parmi les remarques faites par Constant Lonkeng : la pression fiscale particulièrement atone de Madagascar. Au cours de l’exercice précédent, les recettes collectées se sont inscrites en net retrait par rapport aux critères de performance convenus avec le FMI.
« Nous avons tous reconnu la réalité que le ratio de taxe sur le PIB n’est pas suffisant pour répondre aux besoins immenses de la population malgache. Mais la question c’est : quelles sont les mesures qui sont appropriées pour augmenter le ratio recette sur PIB. Evidemment, le ministre (de l’Economie et des finances) a mentionné la fraude, l’évasion fiscale contre laquelle il faut lutter. Mais il faudra accompagner cela de politique fiscale. Et évidemment, ça fait aussi partie du contrat social. Quelles sont les mesures qui seraient plus appropriées ? C’est une question sur laquelle le peuple malgache devrait aussi avoir une réponse. Juste pour réitérer, nous sommes sur un programme de Madagascar appuyé par le FMI. C’est pour ça que nous venons et nous sommes à l’écoute. Évidemment, nous nous assurons, et monsieur le ministre l’a mentionné, nous nous assurons que l’équilibre macro soit maintenu », a déclaré Constant Lonkeng Ngouana, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour Madagascar















