Antananarivo, 2 Octobre, 6h43 – Les notes n’ont pas bougé pour Madagascar. Pour une nouvelle fois depuis 2017, la note globale obtenue par la Grande île dans l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) 2023 entreprise par la Banque mondiale est restée à 3,3 sur 6. Cette institution de Bretton Woods fournit dans ce rapport une évaluation des 39 pays susceptibles de bénéficier de l’assistance de l’Association internationale de développement (IDA) en Afrique subsaharienne pour l’année civile 2022.
Même les notes de Madagascar dans les quatre domaines qui servaient d’indicateurs de performances dans cette CPIA 2023 n’ont pas évolué. C’est dans la gestion économique que la Grande île a obtenu sa meilleure note de 3,7 sur 6 ; ce qui est la même performance du pays dans la CPIA 2022. Cette note est supérieure à la moyenne de 3,1 de l’Afrique de l’Est et Australe, et à la moyenne de 3,2 des pays emprunteurs de l’IDA.
Madagascar a obtenu de nouveau la note de 3,3 sur 6 dans la catégorie « politiques sectorielles » et dans la catégorie « politiques contre l’exclusion sociale et promotion de l’équité ».
Et comme dans la CPIA 2022, la Grande île a été moins performante dans la catégorie « Gestion et institution du secteur public » avec une note de 2,7 sur 6. Le pays a été évalué sur des indicateurs comme le droit de propriété et gouvernance fondée sur les règles (2,5), la qualité de la gestion budgétaire (2,5), l’efficience de la mobilisation de recettes (3,5), la qualité de l’administration publique (2,5), la transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public (2,5).
Dans son résumé des points forts de la Grande île, la Banque mondiale parle d’une gestion macroéconomique solide en 2022, qui a été menée grâce au rebond dans la croissance du PIB, à la consolidation budgétaire et à la hausse de la mobilisation des ressources nationales. Elle rapporte aussi une soutenabilité de la dette qui s’est améliorée, étayée par une meilleure gestion et des pratiques d’emprunt prudentes.
Il est cependant souligné dans ce rapport que la masse salariale publique avait absorbé près de la moitié des recettes publiques, réduisant l’espace budgétaire disponible pour l’investissement. Le document souligne par ailleurs la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur public. Aussi, des mesures immédiates pourraient inclure la consolidation du système juridique, l’application des droits de propriété et l’amélioration de la redevabilité dans les institutions du secteur public. Ce rapport indique en outre que l’accaparement des terres représente de plus en plus un grave obstacle à la croissance inclusive et durable.
Les résultats du CPIA informent les gouvernements de l’impact des efforts de chacun des pays à l’appui d’une croissance inclusive et de la réduction de la pauvreté. La note globale aide à déterminer le montant des prêts concessionnels et des dons accordés par la Banque mondiale aux pays d’Afrique subsaharienne à faible revenu.














