Aujourd’hui, immersion dans la préparation d’un dessert emblématique du Nord de Madagascar : le “godrogodro”. Une recette pleine de douceurs qui nous vient des Comores, mais qui a su trouver sa place et son identité unique à Madagascar. Nous nous sommes rendus chez Gamanta, expert de cette recette traditionnelle, afin de découvrir les secrets de sa fabrication.
À l’origine, le godrogodro est un plat introduit par des communautés comoriennes qui sont venues s’installer sur la Grande Île, particulièrement dans le Nord de Madagascar. Avec le temps, cette douceur a évolué pour devenir une spécialité malgache à part entière. Aujourd’hui, elle se compose d’ingrédients simples : farine de riz, lait de coco, huile et sucre. La préparation traditionnelle, comme nous allons le découvrir, demande patience et savoir-faire.
Cette fois si, on a utilisé le charbon de bois.
Tout d’abord, nous allons préparer le « koba », un mélange de farine de riz que nous allons prélever à la cuillère.
Pour un kilogramme de farine de riz, nous prélevons cinq cuillères pour préparer le koba. On y ajoute 1 litre d’eau, en la versant progressivement, et non d’un seul coup, pour bien diluer la farine de riz. Ensuite, nous mettons le reste de l’eau dans une casserole, que l’on place sur le feu. Quand l’eau commence à chauffer, on y verse la farine de riz diluée, puis on laisse cuire en remuant. »
Voilà, le koba est prêt. Il a déjà la consistance voulue, comme ceci. Cela dépend des préférences de chacun, mais nous, on aime quand c’est un peu onctueux comme ça.
La consistance du koba doit être parfaitement onctueuse. Cette étape est enfin achevée.
Place maintenant à la deuxième étape : la préparation du caramel, un élément clé qui apporte couleur et saveur au godrogodro.
Le sucre est chauffé sans mesure fixe jusqu’à obtenir une couleur dorée intense.
C’est ce caramel qui confère au dessert son goût légèrement amer et sa teinte caractéristique.
Une fois le caramel prêt, il est incorporé à la pâte de koba, accompagné d’extraits de vanille ou de cannelle pour parfumer le mélange.
Le lait de coco, élément central, domine cette étape et garantit le goût typique du dessert.
Quand vous mangez quelque chose, vous sentez parfois que c’est lourd, que vous êtes vite rassasié. Mais le godrogodro, c’est totalement différent. Grâce à ses ingrédients bio, c’est léger, pas du tout écœurant, et vraiment savoureux. Vous avez envie d’en manger encore et encore.
Le mélange est ensuite cuit dans une marmite avec un peu d’huile, en remuant constamment jusqu’à obtenir la consistance idéale.
Enfin, le godrogodro est recouvert et laissé sur le feu pendant une trentaine de minutes avant d’être refroidi pour renforcer sa texture.
Au total, ça nous a pris environ quatre heures pour terminer la recette.
Le caramel donne un goût pas trop amer et une belle couleur. »
Traditionnellement, ce dessert est préparé pour les grands événements comme les mariages ou les célébrations religieuses.
Chez Gamanta, le godrogodro est revisité avec de nouvelles saveurs, comme la vanille ou le chocolat, pour répondre à la demande croissante des clients d’Antananarivo.
Un dessert léger, délicieux et qui, comme le souligne Assany Rosida, reste toujours ancré dans ses origines.
Entre tradition et modernité, le godrogodro continue de séduire les papilles des Malgaches.
Et si vous aussi, vous vous laissiez tenter ?














