Des besoins importants. Le gouvernement annonce samedi un besoin de financement estimé à 142 449 888 de dollars, soit plus de 610 milliards d’ariary, pour assurer la réponse d’urgence, la reconstruction et la relance des zones touchées par le cyclone Gezani. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les bailleurs de fonds ont été informés de ce besoin au cours de la cérémonie officielle de déclaration de l’état de sinistre national dirigée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo au ministère des Affaires étrangères.
Selon le dernier bilan publié samedi soir par le Bureau national de gestion de la risques et des catastrophes (BNGRC), cinq régions , Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo, Alaotra Mangoro et Itasy,et 25 districts ont été affectés par le passage du cyclone. Le bilan provisoire fait état de 43 décès, de six personnes portées disparues et de 427 blessés graves.
Le nombre des sinistrés s’élève désormais à 357 014 personnes, soit 89 695 ménages. Parmi ces sinistrés, 16 428 personnes issues de 4 045 ménages ont dû quitter leur domicile. Certains sont hébergés par des proches, tandis que d’autres ont rejoint les 48 sites d’hébergement opérationnels dans les districts concernés.
A cela s’ajoutent les dégâts matériels, pour ne citer que les 23 190 habitations inondées, 42 219 maisons endommagées et 21 926 habitations totalement détruites. Le secteur de l’éducation est également touché, avec 563 salles de classe totalement décoiffées, 142 endommagées partiellement et 76 détruites.
Lors de son intervention, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana a rappelé l’ampleur des destructions et appelé à une mobilisation nationale et internationale pour soutenir les efforts de relèvement. Le Premier ministre a pour sa part indiqué que les impacts du cyclone affectent l’ensemble de l’économie et des conditions de vie des populations, plaidant pour un renforcement de la résilience face aux aléas climatiques.
Plusieurs partenaires, dont l’Union européenne, les États-Unis, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et la Banque mondiale, ont exprimé leur soutien et présenté les actions déjà engagées ou prévues. Les opérations de secours et d’assistance se poursuivent sous la coordination du BNGRC et du gouvernement.














