Antananarivo, 13 Décembre, 14h33 – Le débat sur le recouvrement des avoirs illicites revient sur la table durant la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 Décembre. Durant une conférence-débat qui s’est tenue à cette occasion à Fianarantsoa, la coordinatrice nationale des Pôles anti-corruption (PAC), Harimahefa Ratiaraisoa, a révélé les avantages de l’État si le recouvrement des avoirs illicites était effectif à Madagascar. « A ce jour, 111 milliards d’ariary de l’État devraient déjà être recouvrés, au vu des décisions de justice issues des PAC », selon les propos de la coordinatrice nationale rapportés dans un communiqué du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI).
La conférence-débat sur le recouvrement des avoirs illicites a également vu la participation du public. Les citoyens voulaient surtout « connaitre la réalité du retour des avoirs illicites dans les caisses de l’État et leur utilisation pour le bien-être de la population malgache », peut-on lire dans ce communiqué. Les membres de la société civile n’ont pas manqué de souligner l’importance de « la transparence dans toutes les étapes de procédure concernant le recouvrement des avoirs illicites, allant des décisions de la justice à la saisie des biens et au retour des avoirs des caisses de l’État ».
Le décret portant mise en place de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai), cinquième et dernier organe constituant le système anti-corruption a été pris en Conseil des ministres le 29 Septembre 2021. Le gouvernement a également lancé le processus de recrutement de son directeur général. La mise en place de cet organe était l’une des recommandations du CSI afin de permettre à Madagascar d’améliorer ses notes en termes d’Indice de perception de la corruption (IPC). La Grande île étant classée 149ème sur 180 pays en 2021.
Photo : Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI)













