Antananarivo, 7 Novembre, 20h00 – Des frustrations partagées. Des jeunes ayant pris part au mouvement de rue en septembre et en octobre, regroupés au sein de la “Gen Z Madagascar”, tirent la sonnette d’alarme sur la direction que prend le pays.
“Le chemin emprunté ne semble pas se diriger vers le vrai changement”, déplore Andriamanantena, lisant une déclaration de la “Gen Z Madagascar”, vendredi à Ampandrana. “Nous ressentons le manque de considération de notre souhait de dialogue franc autour de la nomination du Premier ministre et celle des membres du gouvernement”, poursuit-il.
Jenny Narindra Randriamalala enfonce le clou, indiquant que “personne n’a écouté [les points de vue de la « Gen Z »]. C’est la politique qui domine. Nous sommes mis à l’écart”, tonne-t-elle. Le mouvement profite de l’occasion pour réitérer sa position. Il réclame, entre autres, de nouvelles discussions pour la formation du gouvernement, la dissolution de l’Assemblée nationale, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
La « Gen Z Madagascar » persiste pour la tenue d’une conférence nationale. Un rendez-vous “qui verra la participation des jeunes, pour la mise sur pied des structures transitoires pour une co-gestion militaro-civile et un vrai changement voulu par la population malgache et non un pseudo-changement”, précise le communiqué du mouvement.
Jenny Narindra Randriamalala regrette que “la voix des jeunes n’a pas été écoutée”. Les membres du mouvement assurent pourtant qu’ils ont une “feuille de route si les dirigeants sont prêts à [les] écouter”. Dans cette feuille de route, le mouvement propose la mise en place d’un “directoire de transition militaro-civil, un arrangement d’urgence nationale destiné à restaurer la stabilité, garantir les besoins essentiels et préparer un retour à l’ordre constitutionnel sous supervision civile”.
La « Gen Z Madagascar » réitère son appel “à tous les Malgaches sans exception (…) pour être prêts à unir nos forces pour des vrais changements”. Mais Herizo Andriamanantena se tourne vers les forces vives pour retourner la question d’une éventualité d’un nouveau mouvement de rue pour mieux se faire entendre. “Ce n’est pas à nous de répondre la question mais à nous tous : est-ce que nous sentons des changements ? Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme (…) Faudrait-il redescendre dans la rue ou pas ? Nous restons aux côtés de la population”.














