Antananarivo, 8 Septembre, 22h27 – Romy Andrianarisoa nie les faits qui lui sont reprochés. L’ancienne directrice de cabinet de la présidence de la République plaide non coupable des faits de corruption qui lui sont reprochés lors de sa comparution devant le tribunal de Southwark Crown à Londres ce vendredi. Le procès concernant l’affaire est fixé au mois de février 2024.
Romy Andrianarisoa a comparu avec son présumé complice, le français Philippe Tabuteau rapporte l’agence de presse Reuters. Selon l’acte d’accusation, rapporté par cette agence de presse, les deux individus ont demandé des pots de vin à la société minière Gemfields afin de leur assurer que le parlement malgache autorise les opérations de la société à Madagascar. Les deux individus auraient demandé 280.000 dollars mais aussi 5% des parts dans toutes les sociétés minières que la société britannique allait mettre en place à Madagascar.
D’après le procureur Rosalind Earis lors d’une précédente audition, c’est la société Gemfields qui a alerté la National Crime Agency, la principale agence de lutte contre le crime au Royaume uni de la tentative de corruption. Un agent sous couverture de la NCA a alors approché les deux individus, soulève-t-il. Durant une des rencontres, il y aurait eu une discussion à propos du mode de paiement durant laquelle la paire aurait demandé à se faire payer “soit en cash, soit en pierre précieuse, soit en or”.
Romy Andrianarisoa a été arrêtée à Londres le jeudi 10 août. Tout juste l’affaire dévoilée par la presse, la directrice de cabinet a été relevée de ses fonctions par la présidence de la République. D’après un communiqué de la Présidence, elle était en déplacement privé à Londres et avait pris congé.
Photo : Compte LinkedIn Romy Andrianarisoa














