Antananarivo, 16 novembre, 20h25 – Le Collectif des candidats persiste et signe. Il exprime sa volonté de poursuivre les revendications liées au processus électoral malgré la tenue du vote. «Nous réaffirmons que la lutte continue jusqu’à ce que les objectifs soient atteints », indique son communiqué, lu par Hajo Andrianainarivelo, quelques instants après le dépouillement, jeudi en fin de journée. Celui-ci n’indique pas la suite concrète de l’initiative, du moins pour les prochains jours.
Le Collectif lance au passage un appel à toutes les forces vives, aux partenaires techniques et financiers à « prendre leurs responsabilités ». L’objectif est d’arriver à organiser une « élection répondant aux normes et standards internationaux ».
Les candidats qui se sont abstenus de faire campagne jugent que « la majorité des électeurs ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote ». Ils soulignent « un taux d’abstention record dans l’histoire des élections présidentielles à Madagascar », en s’appuyant sur les « premières estimations des observateurs ».
Le Collectif des candidats « réitère que l’élection présidentielle du 16 novembre 2023 a été organisée de force et dans l’illégalité ». Il pointe la « perte de crédibilité » du gouvernement, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », qu’il juge responsable de la tenue du scrutin « avec la participation de deux candidats naturalisés français et qui ont perdu leur nationalité malagasy ».
Le président sortant et candidat Andry Rajoelina « se réjouit de voir l’ensemble des citoyens de la population de venir en masse de voter dans tout Madagascar », en sortant du bureau de vote dans la matinée. Il fait part de sa confiance « en la maturité de la démocratie malgache » et « sur le choix de la population malgache ». Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la CENI avait également indiqué l’« enthousiasme des électeurs » en fin de matinée.














