Antananarivo, 8 Décembre, 9h15 – Les banques commerciales crient à l’asphyxie. Ces établissements jugent la politique monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) “trop restrictive”. Ils ont fait part de cette appréciation à la Banque centrale, dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire pour le troisième trimestre, dont les résultats viennent d’être publiés.
Non seulement cette politique monétaire trop restrictive augmente le coût du crédit mais elle réduit également la liquidité disponible, estiment ces banques commerciales. Elle limite de ce fait les investissements et la consommation, confient-elles à la BFM dans le cadre de cette enquête.
La BFM avait toujours été encouragée par des institutions comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI) à maintenir une politique monétaire restrictive en raison de la persistance de l’inflation. La BFM avait alors réintroduit le taux directeur comme instrument principal au mois de mai de cette année, afin de prévenir une accélération de l’inflation dans un contexte mondial incertain. Elle avait notamment relevé à 12% son taux directeur.
Elle avait maintenu à 12% ce taux directeur au mois d’août, pour observer et évaluer l’impact de la dernière hausse décidée lors de la précédente réunion de son Comité monétaire. Puis, au regard de l’analyse de la conjoncture et des perspectives économiques, le Comité monétaire de BFM avait décidé de maintenir le taux directeur à ce même niveau au mois de novembre.
Jugeant les conditions monétaires déjà suffisamment restrictives, la Banque centrale indique néanmoins avoir mis en œuvre des mesures visant à favoriser le financement de l’économie par les banques. Ce, dans l’objectif de laisser à ces dernières plus de liquidité pour octroyer à leur tour des crédits à leur clientèle.