Antananarivo, 10 Décembre, 6h45 – 75% du total des devises qui avaient été rapatriées par l’ensemble du secteur minier en 2022 et 2023 provenaient d’Ambatovy. Ce qui montre, selon le ministère de l’Economie et des finances, que “les grands projets structurants jouent un rôle clé non seulement en production, mais aussi pour la disponibilité des devises étrangères au pays”. Et c’est un fait que ce département avait exposé dans le Document budgétaire, annexé au projet de loi des Finances initiale (PLFI) 2026.
Sur un total de 5 360,85 millions de dollars, la compagnie Ambatovy avait rapatrié 3 936,7 millions de dollars en 2023. Celle qui est sous Convention d’établissement avait rapatrié 902,49 millions de dollars. Les entreprises minières hors LGIM ou Convention avaient pour leur part généré très peu de rapatriements de devises. En 2023, elles n’avaient rapatrié que 521,66 millions de dollars, soit à peine 10 % du total, rapporte le ministère des Finances.
Ambatovy représentait d’ailleurs à elle seule plus de 70% des exportations minières entre 2021 et 2023. Elle est suivie de la société QMM, à hauteur de 20%, tandis que les autres sociétés ne représentent qu’environ une valeur moyenne de 10 % des exportations.
La faible part des petits et moyens opérateurs pourrait se traduire par la faible performance du régime du droit commun appliqué dans ce secteur, explique le ministère en charge des Finances. Elle pourrait également s’expliquer par la faiblesse de l’administration fiscale et douanière sur la traçabilité, la corruption ou l’évasion dans les filières non industrielles, d’après ce département.













