Antananarivo, 2 Mars, 10h50 – Un intérêt marqué pour la découverte de nouveaux gisements industriels à Madagascar. Sur les 2 933 demandes de permis en suspens, le secteur de la recherche concentre à lui seul plus de 75% des requêtes que le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) a à traiter. Cet organisme fait part de 2 253 demandes de permis de recherche (PR), dont 1 462 demandes de nouveaux permis et 791 demandes de mouvement de permis, dans la situation du cadastre minier malgache qu’il a arrêtée au mois de février de cette année.
Le permis de recherche (PR) accorde à son titulaire le droit de mener des recherches industrielles et de grande envergure, visant la découverte de gisement minier dans un périmètre, rappelle le BCMM. Le segment de la recherche est dominé par l’arrivée de nouveaux projets avec ces 1 562 dossiers en instance. Tandis que les 791 dossiers de PR qui concernent des mouvements de permis ne sont pas de créations de nouveaux titres mais plutôt des procédures de modification affectant des permis déjà existants. Celle-ci peut être un changement de titulaire, une extension de durée de validité, une modification de la superficie ou du type de permis.
La situation en février 2026 est ainsi caractérisée par une forte attente dans le secteur de la recherche minière industrielle, qui constitue le moteur principal des sollicitations auprès du BCMM. Les secteurs de l’exploitation industrielle et de l’artisanat sont davantage tournés vers la gestion des droits existants, avec une prédominance des mouvements de permis.
Concernant les permis d’exploitation (PE), le BCMM rapporte un total de 348 demandes. Contrairement aux PR, les dossiers concernent majoritairement des mouvements de permis (249) plutôt que de nouvelles demandes (99). Ce qui peut suggérer une phase de consolidation ou de mise à jour des exploitations industrielles déjà existantes.
Pour ce qui est des permis réservés aux exploitants artisanaux (PREA), le volume de la demande pour ce droit réservé exclusivement aux citoyens et groupements malgaches est similaire à celui de l’exploitation industrielle avec 332 demandes. Là également, les mouvements de permis sont dominants (243 dossiers) par rapport aux nouvelles demandes (89). Ce qui souligne une activité importante dans la gestion des droits déjà acquis par ses détenteurs.














