Antananarivo, 5 Novembre, 15h25 – Les petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) demandent à l’Etat de « faire une concession » en leur accordant une amnistie fiscale. Ces opérateurs formels sont actuellement dans une sérieuse difficulté de trésorerie et cette mesure devra leur donner du souffle et leur permettre de participer activement à la relance du tissu économique local, soutient Arija Harijaona, un des membres de la commission fiscalité du groupement du patronat malgache (Fivmpama – Fivondronan’ny mpandraharaha Malagasy).
L’amnistie fiscale est une loi qui annule tout impôts, droits et taxes de toute nature, et couvre les infractions qui consistent soit dans le défaut des déclarations, soit dans les omissions ou insuffisances commises dans les déclarations. Ces opérateurs demandent donc à être libérés de ces charges.
La fiscalité est également un des sujets qui avaient été abordés lors du récent dialogue public-privé, comme l’a indiqué le président du conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM), Johann Pless. Il rappelle que L’Etat a accordé des reports de l’échéance fiscale aux opérateurs touristiques.
Cependant, avec les crédits contractés, les charges sociales, les endettements, une bonne partie des membres de cette fédération ne seraient plus en mesure de payer ces impôts reportés. La FHORM a donc demandé à la Direction générale des Impôts de les annuler, du moins pour les sociétés qui n’ont pas réalisé 30% de leur chiffre d’affaires, sur la base de l’exercice 2019, a-t-il indiqué.
« Nous ne cherchons pas juste à ce que le Fisc efface l’ardoise. Nous sommes également disposés à discuter des contreparties », reprend l’économiste Arija Harijaona. Des pistes, comme l’effacement de la dette fiscale en contrepartie de la création d’emplois permanents selon la taille de la société et la valeur de cette dette, ont alors été avancées. La ministre de l’économie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinason, s’est en tout cas dit ouverte aux discussions. Et cette demande d’amnistie fiscale reste toujours discutable dans le cadre de l’examen de la Loi des Finances, lance-t-elle.














