Antananarivo, 1er Novembre, 7h35 – La machine s’enraie. Le secteur secondaire, pilier de l’emploi et de la valeur ajoutée, s’attend cette année à une croissance négative de -0,7%. Une projection que le ministre de l’Economie et des finances, Hery Ramiarison, avait exposée et qui nécessitait, selon ses explications, une concertation avec le secteur privé. L’objectif est d’examiner conjointement les stratégies à mettre en œuvre pour développer ce secteur, accroître l’investissement privé et stimuler l’économie, a-t-il exposé lors de sa prise de fonction officielle, jeudi.
Le Premier ministre du “gouvernement de la Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo, et quelques membres de son gouvernement, avaient déjà rencontré les représentants du secteur privé vendredi. Ils ont échangé avec le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat Malgache (Fivmpama) et la Fikambanan’ny orinasa Malagasy (FOM) sur le partenariat et la relance économique du pays.
La restauration économique constitue l’un des défis majeurs dans le cadre actuel de la refondation de Madagascar, a exposé le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Il avait souligné le rôle fondamental du secteur privé dans cet effort. Le Chef du Gouvernement n’avait alors pas manqué de saluer la volonté de collaboration manifestée par ces opérateurs économiques pour travailler main dans la main avec l’État. Et ce, en vue de la promotion et du développement des secteurs productifs malgaches.
Les représentants du secteur privé ont d’ailleurs réitéré leur engagement à collaborer étroitement avec l’Etat sur la base de la transparence et d’une gestion exempte de corruption. Ils ont néanmoins fait part de leurs préoccupations. Ils ont notamment demandé à l’État de procéder à un examen approfondi des différentes charges fiscales et impôts dans le contexte des réformes structurelles en cours à Madagascar.
Les autorités prévoient une croissance de +3,3% du secteur secondaire en 2026. Un rebond qui devrait reposer sur la relance de la branche “industrie” ou encore une timide croissance de la branche “textile”.














