Les aspects techniques. Les jeux d’acteurs. Les scripts. Les réalisations. « Tout est à améliorer dans le cinéma malgache si l’on veut être diffusé en salle », martèle Sitrakiniaina Rebecca Raveloarimanana, comédienne. Si le cinéma malgache à ses aficionados, il lui reste du chemin à parcourir pour être compétitif.
Malgré les prix que des cinéastes locaux commencent à décrocher à l’international, le cinéma malgache, surtout les longs métrages, nécessitent de grandes améliorations. Artinah Fanantenantsoa, manager de Plaza, donne l’exemple de la qualité du son qui, à quelques exceptions près, n’est pas toujours adapté aux salles de cinéma. « Le côté technique devrait être amélioré pour répondre aux normes des salles de cinéma moderne », confie-t-elle.
Certains comédiens et acteurs ont également largement amélioré leurs performances ces dernières années, mais leurs jeux gagneraient à être plus professionnels, et des formations ne seraient pas de trop. Pas seulement pour les acteurs, d’ailleurs, mais pour l’ensemble de ceux qui travaillent dans le secteur, pour ne citer que les scénaristes et les réalisateurs. Malgré ces imperfections, cependant, le cinéma malgache a son public. « Le marché du cinéma malgache est rentable, car toute projection a sa propre clientèle, que celle-ci soit locale ou étrangère », reconnaît Artinah Fanantenantsoa. Il a également « une grande potentialité », soutient Patrick Rajoelina, administrateur de Canal Plus Madagascar. Il rappelle, entre autres, une récente expérience de Canal Plus qui avait temporairement ouvert une chaîne dédiée au cinéma populaire malgache. « Cette chaîne, Novegasy, a eu son public », poursuit-il.
Sur le plan international, ce sont plutôt les films courts qui sont les plus appréciés. « Le court métrage est prometteur », signale Andrianina Rajoharison, juriste, en se référant aux prix que les malgaches remportent dans les festivals internationaux. Récemment encore, le documentaire de Lova Nantenaina, « Zanaka, ainsi parlait Félix », a remporté le Poulain d’Argent du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Celui-ci a aussi gagné le zébu d’or dans sa catégorie aux Rencontres du film court d’Antananarivo (RFC) face à plusieurs autres films étrangers.














