La date du 27 mai devrait définitivement rester comme une élection législative mémorable dans l’histoire de Madagascar. Une élection fantôme on pourrait dire presque, que les observateurs de la vie politique de la Grande île n’hésiteraient pas à qualifier de sanction du peuple envers la classe politique.
Un désintéressement général pour cette élection de proximité, certainement lié à tous les abus de nombreux députés, car il faut reconnaître que certains ont plus brillé par les scandales ces dernières années, que par leur participation effective à la vie de la Nation.
Avertissement. L’infantilisation de la population en politique aurait-elle enfin une fin ? Quid de la légitimité réelle de ces élus à porter la voix du peuple, avec un taux d’abstentionnisme record ? En tout cas, force est de constater que c’est certainement un avertissement, lié au souhait d’un changement profond des pratiques au sein de la Chambre basse.
On notera également l’absence de débat de fonds durant cette campagne électorale, tout comme l’on gardera en mémoire le bruit. Du bruit, juste bruit, sans sujet de fonds visant à transformer la société au bénéfice de la population, doublé d’un mélange des genres entre le rôle des maires et celui des députés. Il ne faut donc pas s’étonner que le silence se fasse dans les bureaux de vote le jour J…
En passant, cette journée devait être aussi jour de référendum… mais la HCC en avait décidé autrement. Aurions-nous pu avoir une participation plus élevée aux urnes ou encore plus faible ?














