Antananarivo, 15 Novembre, 9h46 – Sept sur dix. C’est la proportion des personnes adultes qui ne bénéficient pas de l’électricité à Madagascar. Cette proportion monte jusqu’à 94,7% dans le cas des adultes vivant dans un ménage classé « pauvre » contre 22,2% pour les « non-pauvres ». Ce sont des chiffres avancés dans le résultat de l’étude intitulée « Qui est laissé de côté à Madagascar » menée conjointement par le Système des Nations-Unies (SNU) avait menée avec l’Institut national de la statistique (Instat), récemment publiée.
Le non-accès à l’électricité correspond au cas d’un ménage qui ne dispose pas de source d’éclairage, venant notamment du réseau de distribution, de groupe électrogène, de panneau solaire ou d’autres sources. Le groupe principal des exclus dans l’accès à ce service de base sont les adultes pauvres non-locataires, en particulier quand ils sont propriétaires et vivent en milieu rural. Il y a également ceux qui vivent en milieu urbain ou quand ils occupent un logement à titre gracieux, selon cette étude.
Un cinquième, soit 19,7%, des enfants seulement bénéficient de l’électricité à Madagascar. Cette proportion baisse à 4% dans le cas des enfants vivant dans un ménage pauvre, indique cette étude du SNU et de l’Instat. Les groupes principaux d’exclus sont d’abord la quasi-totalité des enfants issus des ménages pauvres, avec une proportion qui augmente encore quand le ménage est propriétaire et vit en milieu rural. Il y a également les enfants non-pauvres vivant en milieu rural dans des ménages propriétaires.
Selon les initiateurs de cette étude, l’accès à l’électricité est essentiel pour le développement économique et pour l’amélioration des conditions de vie des ménages. Et les exclusions notamment à ce service entravent directement ou indirectement la jouissance des droits humains et conditionnent fortement les conditions de vie et les opportunités d’épanouissements personnels et de développement durable.
Outre l’accès à l’électricité, l’exclusion aux services de base de l’eau et de l’assainissement a également été abordée dans cette étude conjointe. Le non-accès à l’eau renvoie à l’impossibilité d’utiliser un service amélioré d’eau tel que les branchements particuliers, les bornes fontaines, les forages, les puits avec pompe, les puits protégés, les sources protégées, les eaux pluviales et les eaux conditionnées ou livrées. Le non-accès à l’assainissement correspond pour sa part à la condition de ne pas avoir accès à un service amélioré d’assainissement tel que des toilettes avec chasse d’eau ou chasse d’eau reliée, de système d’égouts, de fosses septiques ou des latrines à fosse avec dalles lavables et de latrines à fosse ventilées ou de toilettes à compostage.














