Antananarivo, 8 Décembre, 15h10 – Une production supplémentaire de 50 000 m3 d’eau dès cette année pour Antananarivo. Couvrir le gap de 100 000 m3 en 2027. La Banque mondiale, à travers le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), s’engage dans des initiatives qui se veulent durables pour améliorer l’approvisionnement en eau à Madagascar en général et à Antananarivo en particulier. Et à en croire le représentant de la Banque mondiale, des améliorations significatives sont attendues dès cette année.
Dans la capitale où 48% des quartiers vivent sous le régime de la pénurie d’eau potable, à raison de 9% en pénurie totale, et 39% soumis à un service intermittent chronique, l’une des solutions repose sur l’augmentation progressive de la capacité de production. Alors que l’usine de Mandroseza fournit actuellement près de 200 000 m³ par jour pour une demande estimée à 300 000 m³, le PAAEP prévoit déjà une production supplémentaire de plus de 50 000 m³ en 2024. Le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, estime que le déficit de 100 000 m³ pourra être entièrement comblé d’ici 2027, grâce aux nouvelles installations et à l’optimisation des infrastructures existantes.
La réhabilitation et l’extension des réseaux de distribution constituent un autre volet stratégique. Le PAAEP, mis en œuvre par le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH) et par la Jirama, vise également à moderniser les canalisations vieillissantes afin de réduire les pertes, aujourd’hui évaluées à 44 % de l’eau produite. Selon le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, la moitié des pertes, qui ne sont donc pas facturées, sont des pertes physiques et l’autre moitié des pertes commerciales.
Des schémas directeurs hydrauliques et diverses études techniques sont également en préparation pour structurer les investissements à long terme. Outre le Grand Tana, le PAAEP concerne également d’autres villes comme Antsiranana, Mahajanga, Antsirabe, Fianarantsoa, Manakara et Mananjary. Par ailleurs, parallèlement à l’axe urbain, des projets renforcent l’accès à l’eau dans les zones rurales. Le programme Mionjo finance la construction et la modernisation de points d’eau multi-usages (MUS), ainsi que la réhabilitation de pipelines. Le Programme régional de résilience climatique (PRRC) complète ces efforts en soutenant la gestion durable des ressources en eau.