Antananarivo, 3 Juin, 10h45 – La population malgache serait encore chanceuse actuellement d’être épargnée d’une inflation significative, confie la ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Rabarinirinarison à l’Agence Ecofin, en marge des Assemblées annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) en Egypte. Alors que certains pays ont enregistré des taux d’inflation pouvant atteindre jusqu’à 76%, l’inflation « reste modérée » pour Madagascar, comprise entre 10,2% et 10,7%, estime-t-elle.
Le taux d’inflation actuel de la Grande île se situe dans la cible d’inflation de la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) qui est définie entre 8 et 11%, poursuit la ministre. Or comme l’a rapporté l’autorité monétaire dans sa dernière note de conjoncture économique au mois de mai, l’inflation a continué de s’accélérer au premier trimestre de 2023. Au mois de mars de cette année, la variation annuelle de l’Indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 12,4 %, dont les hausses les plus élevées enregistrées sont celles de 15,5 % des produits alimentaires. Les prix de l’énergie ont également augmenté, avec une hausse de 13,4 % ; tout comme le riz qui a augmenté de 12,7 %. L’inflation sous-jacente, excluant le riz et l’énergie du panier de consommation, a alors atteint 12,3 %, indiqué la BFM.
L’inflation des prix domestiques devrait en tout cas commencer à diminuer et à s’acheminer vers ont niveau souhaitable à moyen terme à durant le second semestre de cette année, selon les prévisions de la Banque centrale. L’autorité monétaire estime que le taux d’inflation en glissement annuel de fin de période est prévu se décélérer de 8,0 % en 2023 et à moins de 5,0 % à moyen terme.
La ministre Rindra Rabarinirinarison rassure d’ailleurs que l’importante hausse des exportations malgaches ont contribué à soutenir l’ariary. Une croissance de plus de 250% des exportations de certains produits liés à la transition énergétique avait été enregistrée en seulement un an confie-t-elle à l’Agence Ecofin.
Cette dynamique des exportations a contribué à une hausse de 256% du rapatriement de devises y correspondant. « L’impact positif de cette croissance substantielle dans l’exportation se fait ressentir sur notre économie, contribuant ainsi à renforcer notre devise », a-t-elle soutenu.















