Antananarivo, 11 Janvier, 6h45 – La situation épidémiologique rapportée par le ministère de la Santé publique au vendredi 9 janvier 2026 fait état de 176 cas notifiés de variole de singe ou Mpox à Madagascar. 20 cas ont été formellement confirmés par analyse biologique, si 156 cas sont actuellement classés comme suspects, précise l’Incident manager du Centre d’opération d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr. Mamy Randria samedi.
L’épidémie demeure principalement localisée dans la ville de Mahajanga qui constitue le foyer majeur avec 17 cas confirmés. Les trois autres cas identifiés se répartissent à Maevatanana, Antananarivo Avaradrano et Antsirabe, selon ce responsable. Bien que les notifications aient augmenté, aucun décès n’est enregistré à ce jour.
Cette épidémie touche principalement les adultes à Madagascar, avec un âge médian de 23 ans. Bien que les hommes et les femmes soient également touchés parmi les malades confirmés, une plus grande diversité d’âge chez les cas suspects, incluant des enfants et des nourrissons, est observée d’après les données livrées par le ministère de la Santé publique.
Ce département avait alors intensifié les activités de dépistage sur l’ensemble du territoire. 19 nouveaux prélèvements avaient par exemple été effectués vendredi dans des zones variées comme Mananjary ou Ambohimahasoa. Ce qui porte à 114 le nombre de prélèvements déjà effectués depuis le début de la surveillance le 17 décembre 2025.
45 tests avaient par ailleurs été effectués depuis, donc 24 à Mahajanga et 21 dans d’autres régions. Avec un taux de positivité global de 44,4 % sur les tests réalisés, les autorités sanitaires maintiennent un niveau d’alerte élevé et poursuivent les investigations pour contenir la chaîne de transmission.
Il est alors impératif de consulter rapidement les centres de santé si des symptômes inquiétants apparaissent, exhorte le Pr Mamy Randria. “Cette maladie ne doit pas être prise à la légère. En cas d’infection, vous devrez respecter un isolement strict de deux semaines au minimum, vous empêchant de sortir ou de travailler. Outre les conséquences sur votre vie quotidienne, tout manque de vigilance risque de propager involontairement la maladie à votre entourage », avertit-il.
Photo : Capture d’écran vidéo Ministère de la Santé publique














