Antananarivo, 23 Juin, 12h50 – Une énorme ardoise à effacer à fin décembre 2024. La Jirama a cumulé des arriérés de paiements s’élevant au total à 2 784,54 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière. C’est le total de ses arriérés envers le secteur privé, le gouvernement, les organismes publics, ajoutés aux taxes communales comptabilisés jusqu’à cet exercice, qui sont rapportés dans son plan de redressement financier 2025-2028.
Selon ses comptes arrêtés à fin 2024, la Jirama devait 1 747,90 milliards d’ariary, soit 62,79% de ces arriérés envers ces fournisseurs privés. Ceux-ci étaient notamment composés des arriérés de location de groupe, des arriérés qu’elle a accumulés envers les entreprises qui lui produisent de l’électricité de manière indépendante et qui lui vendent pour distribution, ainsi que d’autres arriérés envers divers acteurs comme ses clients, des organismes sociaux et de son personnel.
Ses arriérés envers le Gouvernement s’élevaient pour leur part à 733,94 milliards d’ariary. Il s’agit notamment d’arriérés fiscaux incluant spécifiquement les taxes d’Etat, ainsi que diverses redevances. A ceux-ci s’ajoutent les dettes rétrocédées par l’Etat qui sont des obligations financières initialement contractées par l’Etat mais transférées à la IIRAMA par le biais d’un accord de rétrocession. Et puis il y a les prêts directs de l’Etat empruntés par la JIRAMA directement auprès du Gouvernement.
La Jirama devait également 132,38 milliards d’arriérés avec les organismes publics, à savoir l’Office de régulation de l’électricité (ORE) et l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) ainsi que 170,32 milliards d’ariary de taxe communale. Il s’agit d’une répartition détaillée dans ce plan de redressement.
La Jirama indique alors dans ce document que le paiement des arriérés au secteur privé sera priorisé. C’est une disposition pour permettre une incitation pour les investissements dans de nouveaux projets d’énergies renouvelables et pour permettre la fourniture de carburant nécessaire pour la production électrique d’origine thermique, explique-t-elle.
Pour ce qui est de ces dettes et arriérés envers le Gouvernement, feront l’objet d’une consolidation progressive en capital de la Jirama, avance-t-elle. Ces dettes sociales ainsi que ces dettes envers ses autres fournisseurs devront être réglées en cinq ans, à partir de 2026.
La Jirama s’engage par ailleurs à payer régulièrement les redevances périodiques de l’Ader et de l’ORE. Elle indique également prendre en charge l’apurement des taxes communales, et ce, après réconciliation des dettes et créances entre la compagnie et les Collectivités territoriales Décentralisées (CTD).














