Antananarivo, 7 Février, 10h52 – Les preuves récoltées par Romy Andrianarisoa présentées devant le tribunal de Southwark Crown à Londres lors du procès qui s’y est tenu mardi. Au cours de ce procès dont un compte-rendu est publié par l’agence Reuters, le procureur avait indiqué que l’ancienne directrice de cabinet de la présidence de la République “a proposé d’utiliser son influence pour obtenir des pots de vin de la part de Gemfields en échange d’une aide pour avoir des contrats miniers lucratifs”. Romy Andrianarisoa avait même clairement indiqué “avoir une influence directe sur le président”, souligne encore le procureur, rapporté par Reuters.
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Le procureur a ensuite rapporté à la Cour les preuves qui appuient l’accusation, notamment l’opération sous couverture de la National Crime Agency (NCA) du Royaume-Uni, qui a permis “d’enregistrer Romy Andrianarisoa et Philippe Tabuteau en train de demander des pots-de-vin en échange de l’usage de leur influence pour obtenir des droits miniers à Madagascar”.
Devant la Cour, Romy Andrianarisoa maintient sa ligne de défense et plaide non coupable des chefs d’accusation qui pèsent sur elle. Selon l’acte d’accusation, Romy Andrianarisoa et son complice Philippe Tabuteau sont accusés d’avoir réclamé environ 270 000 francs suisses (310 000 dollars), plus une participation à hauteur de 5 % dans la société minière Gemfields à Madagascar. Aucun verdict n’a encore été rendu dans cette affaire mardi.














