Antananarivo, 8 Août, 7h55 – L’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) enregistre son énième décès parmi les invités de l’anniversaire célébré le 14 juin à Ambohimalaza. La jeune femme décédée ne sera cependant pas citée parmi les personnes victimes de ce qui est qualifié d’empoisonnement par les autorités. “Elle était sortie d’hôpital et son décès n’est pas lié à l’empoisonnement mais à une autre pathologie”, confie une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique.
A en croire notre interlocuteur, les statistiques officielles de l’HJRA font état de 26 morts suite à l’affaire Ambohimalaza recensés dans cet établissement. La jeune femme qui vient de perdre la vie jeudi n’en fait pas partie, poursuit-il. Les proches de la défunte, interrogés par Real TV, indiquent qu’elle était sortie d’hôpital, “bien portante”, le 19 juillet après plus d’un mois d’hospitalisation, avant d’être à nouveau admise à l’HJRA quelques jours plus tard.
Outre les 26 décès signalés à l’HJRA, les autorités ont officiellement rapporté six autres décès enregistrés auprès d’autres établissements hospitaliers : un au Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta de Befelatanana (CHU/JRB), un au CHU Andohatapenaka, un au Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), deux à la polyclinique d’Ankadifotsy et un à la clinique Mpitsabo mikambana.
Lors de l’émission télévisée du 24 juillet, le président de la République avait indiqué que les invités auraient ingéré “une dose importante d’atropine contenue dans deux plantes toxiques de Madagascar, la belladone et le datura”. Les participants à l’émission avaient évoqué des conflits familiaux, des rivalités entre cousines et des actes de vengeance comme mobile de la suspicion d’empoisonnement.














