Antananarivo, 26 Novembre, 6h38 – “L’Etat n’enregistrera aucune perte fiscale en 2026 par rapport aux recettes prévues aujourd’hui déjà inscrites dans la loi de finances initiales”. Les opérateurs en télécommunications affirment que la suppression des taxes additionnelles qu’elle demande ne devrait pas faire baisser les recettes fiscales internes. Ils assurent même garantir jusqu’à 400 milliards d’ariary d’impôts si le droit d’accises, la taxe sur les transactions mobiles ou encore la taxe sur les importations de smartphones de moins de 100 dollars sont supprimées.
Pour faire rentrer ce montant dans les caisses de l’Etat, le groupement des opérateurs en télécommunications mise sur la hausse du volume de ses usagers et de ses produits quand les prix auront baissé. “Les opérateurs se sont engagés à garantir 400 milliards d’ariary d’impôts en 2026 avec ces suppressions, grâce à la dynamique grâce à la dynamique de cette baisse des prix à laquelle les opérateurs restent favorables”, écrit le groupement mardi dans un communiqué de réaction à l’émission spéciale impliquant quatre ministères sur les chaînes audiovisuelles publiques.
Pour les opérateurs, une baisse des prix n’est envisageable que si ces taxes additionnelles sont supprimées. Selon eux, les prix actuels sont dus à l’existence de ces taxes sectorielles qui sont parmi les plus élevées en Afrique, mais aussi par l’explosion des taxes réglementaires, notamment le coût des licences et des fréquences, enregistrée ces dernières années. Ils ajoutent également la dégradation permanente des conditions macro-économiques, notamment la dépréciation de la monnaie nationale et la hausse du coût de l’énergie, ainsi que l’arrivée d’un concurrent qui ne paie ni taxes fiscales ni taxes réglementaires pour expliquer que les prix ne peuvent baisser.
Lundi, le gouvernement a indiqué ne pas pouvoir accéder à la demande de suppression des taxes demandée par les opérateurs parce que cela ferait manquer à l’Etat jusqu’à 215 milliards d’ariary de recettes fiscales internes. Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto, avait, de son côté, indiqué que des recettes qui n’étaient pas encore sûres ne pouvaient pas être inscrites dans la loi de finances. Une loi de finances qui ne pouvait d’ailleurs plus être modifiée parce que son examen par l’Assemblée nationale était en cours, avait-il encore ajouté.














