Antananarivo, 18 Janvier, 9h50 – Des acteurs du secteur des télécommunications sont prêts à investir sur le marché malgache. L’annonce a été faite par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, à son retour au pays après une visite de travail en Afrique du Sud. Au cours de son voyage au pays de Nelson Mandela, le chef d’Etat malgache rapporte avoir rencontré des opérateurs issus de divers secteurs d’activités dont l’industrie sucrière, l’infrastructure routière et la télécommunication. Il annonce ainsi la réforme des textes afin d’instaurer une concurrence dans le secteur des télécommunications et de mettre fin à toute forme de monopole. L’objectif étant de faire baisser le coût de l’accès à internet dans le pays, souligne-t-il.
Le chef d’Etat malgache n’a pas révélé l’identité de ces nouveaux investisseurs. Une source proche du dossier confie toutefois que des opérateurs venant du Moyen Orient et de l’Asie frappent déjà à notre porte. En plus, un autre concurrent de Starlink s’intéresse aussi dans le secteur de la connexion par satellite. Les utilisateurs malgaches qui se concentrent plutôt dans les grandes villes auront ainsi un large choix d’offres internet sur le marché. Actuellement, quatre fournisseurs proposent des offres internet à l’instar de Yas, Orange, Airtel et Blueline. A cela s’ajoute la filiale de Space X du milliardaire Elon Musk qui a jeté son ancre en juillet 2024.
La baisse du coût de l’internet est au cœur du bras de fer entre le gouvernement de la Refondation et les opérateurs télécoms. Réunis au sein du GTM, ces derniers demandent la suppression de certaines taxes qu’ils jugent responsables des tarifs élevés, évoquant aussi le coût des licences, la dépréciation de l’ariary, la hausse de l’énergie et une concurrence jugée déloyale. Les opérateurs ont affirmé que la suppression des taxes additionnelles qu’elle demande ne devrait pas faire baisser les recettes fiscales internes. Ils assurent même garantir jusqu’à 400 milliards d’ariary d’impôts si le droit d’accises, la taxe sur les transactions mobiles ou encore la taxe sur les importations de smartphones de moins de 100 dollars sont supprimées. Mais ces requêtes ont été rejetées en bloc par le gouvernement.
Début décembre 2025, les opérateurs ont annoncé une baisse des tarifs. Une réduction toutefois limitée à une seule offre internet. Pour 1 000 ariary, les usagers peuvent bénéficier de 512 Mo de données valables 24 heures, auxquels s’ajoutent 512 Mo utilisables entre 23h et 5h du matin. De son côté, le ministre en charge des télécommunication, Mahefa Andriamampiadana, a confié à la presse que l’Etat n’est pas contre la suppression du droit d’accise, mais souhaite que les opérateurs démontrent que cette mesure n’aura pas d’impact sur le budget de l’Etat. Il est également demandé aux opérateurs de réinvestir dans l’amélioration de la qualité de service les montants économisés suite au non paiement de cette taxe.
Quelques semaines plus tard, le ministère chargé des télécommunications annonce encore de nouveaux ajustement de tarif de l’internet pour cette année. “Les baisses actuellement signalées au niveau des opérateurs en télécommunications constituent “des essais qui leur permettront de revoir à nouveau leur tarif en début d’année”, avait indiqué le ministère dans un communiqué publié le 19 Décembre 2025.
La venue de ces nouveaux opérateurs va bousculer le marché de la téléphonie mobile et de l’internet en particulier Madagascar. Quand on sait que la plupart des usagers d’Internet dans le pays se concentre dans les grandes villes comme Antananarivo et Toamasina, il serait intéressant de voir comment ces nouveaux acteurs feront pour rentabiliser leur investissement.














