Antananarivo, 28 Mai, 14h20 – Le ministère se veut ferme. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique des postes et des télécommunications indique que des mesures vont être prises si les opérateurs ne baissent pas le prix de l’internet après la suppression du prix plancher. Il a évoqué des mesures “drastiques” et a souligné que l’Etat va être “intransigeant”.
“Parmi ces mesures, on va par exemple mettre en place un prix plafond ou encore des pénalités”, soulève le membre du gouvernement ce mardi en marge de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société d’information à Alarobia.
Selon le ministre, ce sera à l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) de prendre ces mesures le cas échéant. “L’Artec est ici avec nous aujourd’hui, c’est le premier responsable en ce qui concerne l’application des mesures et ces sanctions et pénalités envers les opérateurs télécoms s’ il n’y a pas de respect des discussions qu’on a eues”, explique le ministre.
Un mois après l’entrée en vigueur du prix plancher du gigaoctet d’internet mobile fixé à l’équivalent en ariary de 0,96 dollar, le ministère en charge des Télécommunications a décidé de supprimer le décret adopté en novembre. A en croire le ministre, il n’était pas prévu que les gros volumes de consommation seraient impactés par la hausse. “Ce qui était convenu, c’était la mise en place du prix plancher. Mais il n’était pas convenu que le tarif des gros volumes va aussi augmenter. C’est pour cela que le Conseil de gouvernement a décidé de supprimer le prix plancher car il y a eu discorde”, explique-t-il.
Dans leur communication, les opérateurs avaient surtout mis en avant le principe de la neutralité d’internet et l’internet ouvert pour expliquer la mise en place du prix plancher en collaboration avec le gouvernement. Ils ont ainsi supprimé leurs offres spécifiques réseaux sociaux qui permettaient aux consommateurs d’avoir accès uniquement à certains réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Messenger à très bas prix. Avec la mise en place du prix plancher, les opérateurs ont ainsi pu ajuster leurs offres et faire disparaitre celles qui étaient limitées aux réseaux sociaux. Selon Tahina Razafindramalo, ces offres sont d’ailleurs “illégales” dans la mesure où la neutralité de l’internet est un droit fonfamental. Il estime que si ces offres existent, c’est “de la faute des opérateurs”.
Après l’accord du Conseil de gouvernement pour l’annulation le prix plancher lors de sa réunion du 8 mai, des discussions vont ainsi être menées avec les opérateurs et l’Etat afin de corriger les prix. “Le rôle de l’Etat est de veiller à l’intérêt de la population et son pouvoir d’achat”, rappelle le ministre. Celui-ci reconnait néanmoins que pour pouvoir corriger le prix, les opérateurs doivent pouvoir investir et multiplier leur réseau à Madagascar.
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