Un démarrage poussif. Annoncé en grande pompe comme étant le futur fleuron du secteur touristique à Madagascar, l’ « hôtel cinq étoiles » d’Ivato reste encore une promesse.
« La mise en marche de l’hôtel cinq étoiles à Ivato reste un défi», indique Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie. « Nous devrons attendre le forum des investisseurs pour avoir les meilleurs offres pour sa gestion », poursuit-il, sans donner d’autres détails.
Les autorités croisent les doigts pour boucler l’opération relative à la gestion de cet hôtel de luxe. Elles espèrent trouver la perle rare lors du Forum international des investissements dans le tourisme et les transports, du 17 au 20 septembre prochain à Antananarivo. Ce rendez-vous devrait accueillir 500 participants, dont des investisseurs et opérateurs économiques du secteur, aussi bien nationaux, qu’internationaux.
Construit dans le cadre de l’accueil du Sommet de la Francophonie et celui de l’Union africaine à la fin des années 2000, l’exploitation commerciale de l’infrastructure tarde à voir le jour. Les différentes tentatives sont restées infructueuse, l’objectif étant un contrat de gestion et d’exploitation effective du site, bâti sur une surface de 27 000 m², et qui comprend 220 chambres et 60 suites. Sheraton, alors dans le giron du géant de la chaîne hôtelière Starwood Hotels and Resorts, fusionnée avec Marriott International, était dans le starting-block. La date du 1er octobre 2016 avait même circulé, alors qu’une campagne de recrutement avait été lancée dans la presse.
Entre-temps, il y avait eu la parenthèse de l’accueil du Sommet de la Francophonie en novembre de la même année. À l’époque, l’extension du CCI (Centre de conférences internationales d’Ivato), et sa proximité avec l’ « hôtel cinq étoiles » ainsi que l’aéroport d’Ivato, avait été vantée comme étant un atout pour prétendre à l’accueil d’autres sommets. Puis une nouvelle annonce d’ouverture de l’établissement hôtelier avait été évoquée pour juin 2018. Mais tout porte à croire que la parenthèse ne semble pas encore fermée, si l’on se fie à la déclaration des autorités concernant l’attente de l’opportunité offerte par le Forum des investisseurs du mois de septembre. À ce jour, aucune information n’a filtré sur le sort de Sheraton.
La gestion du dossier de l’ « hôtel cinq étoiles » devrait rentrer dans la logique du gouvernement, celle de promouvoir la construction d’hôtels de luxe et d’hôtels-clubs. Pour rappel, le gouvernement table sur la venue annuelle de 500 000 touristes dans les cinq prochaines années.














