Antananarivo, 16 Octobre, 19h40 – Plus de détails sur le plan de sortie de crise d’Air Madagascar. La compagnie aérienne nationale est placée en redressement judiciaire et met en place une stratégie pour sortir d’une situation compliquée.
La procédure collective d’apurement des passifs a été déposée le 14 Octobre, indique une source autorisée. Air Madagascar devrait ensuite fusionner avec sa filiale Tsaradia pour devenir Madagascar Airlines, selon les informations délivrées aux employés lors d’une assemblée générale du vendredi à Ivato, en présence des dirigeants des deux compagnies.
Pour sa relance Madagascar Airlines envisage de louer un Boeing 787, avec équipage, maintenance et assurance (Acmi) pour la destination Tanà-Paris-Tanà. L’exploitation de cette ligne devrait débuter le 6 Novembre avec une ou deux fréquences estimées par semaine.
L’un des deux Airbus A340 de la compagnie est en cours d’immatriculation malgache. Il devrait desservir la ligne Tanà-Chine dès la procédure achevée, tandis que le deuxième A340 attend encore l’acquisition de moteurs pour pouvoir voler à nouveau.
Madagascar Airlines prévoit également de louer un Embraer E 190, en Acmi, pour les vols régionaux. Une ligne reliant La Réunion est, par exemple, envisagée pour cette option, alors que les vols domestiques vont continuer comme auparavant.
La compagnie fusionnée aura pour ambition de remettre à flot son centre de maintenance aéronautique. Ce centre avait fait la fierté d’Air Madagascar pour la réparation des aéronefs.
Pour ce qui est du plan social, des départs des salariés sont attendus compte tenu de l’effectif d’Air Madagascar et de Tsaradia. Une incitation au départ volontaire est également prévue.
Le conseil des ministres du mercredi avait mis en branle la procédure collective d’apurement de passif d’Air Madagascar. Le communiqué avait fait part de 80 millions de dollars de « déficit opérationnel/perte cumulée ». Les créanciers ont deux mois pour se manifester.
Pour ce qui est du litige entre Air Madagascar et Air France concernant la vente-location des deux Airbus A340, il est « en train d’être résolu », selon une source proche du dossier. Le tribunal en charge du dossier avait ordonné une médiation. L’engagement de la procédure visant à la re-immatriculation du deuxième aéronef pourrait être interprétée comme un indice allant dans ce sens.












