Madarail pourrait bénéficier d’un prêt de 149 millions de dollars de la part de la Banque mondiale pour moderniser ses infrastructures ferroviaires, ses terminaux et ses capacités de stockage. Le décaissement de ce financement reste toutefois conditionné à la réalisation de plusieurs engagements par la société ferroviaire et par l’État, selon un document de projet récemment publié par la Banque mondiale.
Le financement s’inscrit dans le cadre du Projet multimodal de transport et de logistique, doté d’une enveloppe globale de 200 millions de dollars. Il doit notamment permettre d’augmenter la capacité de transport de marchandises par rail, avec un objectif de 520 000 tonnes de fret par an, contre environ 135 000 tonnes actuellement.
Le projet prévoit également de réduire le temps de trajet ferroviaire entre Antananarivo et Toamasina à environ 12 heures. Le parcours prend actuellement entre 15 et 24 heures, selon les conditions d’exploitation.
Le financement n’est cependant pas automatique. Le document de la Banque mondiale prévoit plusieurs conditions à satisfaire avant le déblocage des fonds, avec des engagements qui devront être remplis d’ici décembre 2026. Ils concernent notamment la gouvernance, la viabilité financière et les conditions d’exploitation de Madarail, ainsi que des mesures relevant de l’État.
Ces exigences visent notamment à renforcer la capacité de la société à assurer durablement l’exploitation du réseau ferroviaire et à limiter sa dépendance aux soutiens publics. La réalisation des conditions prévues constitue ainsi une étape préalable au décaissement effectif du prêt.
La liaison ferroviaire entre Antananarivo et Toamasina constitue un corridor important pour l’acheminement des marchandises entre la capitale et le principal port du pays. Le rail joue notamment un rôle dans le transport des hydrocarbures et d’autres produits destinés au marché intérieur.
La modernisation de cet axe doit permettre d’améliorer la capacité et la fiabilité du transport ferroviaire, dans un contexte marqué par des contraintes sur les réseaux routier et portuaire. Le projet entend ainsi contribuer à réduire les coûts et les délais logistiques et à renforcer la continuité des chaînes d’approvisionnement.
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