Madagascar prend des mesures de prévention face à l’Ebola. La Grande île annonce, dans une note interministérielle publiée le 19 août, l’interdiction temporaire d’entrée sur le territoire malgache des étrangers non-résidents ayant séjourné ou transité au cours des 21 derniers jours dans des pays touchés par l’Ebola. Les Malgaches et les étrangers résidents sur la Grande île, ou encore les diplomates et autres travailleurs étrangers expatriés des organisations et ONG internationales, eux, peuvent entrer à Madagascar après un séjour ou un transit dans ces pays mais ils doivent se soumettre à une quarantaine obligatoire de 21 jours. Par ailleurs, pour ceux qui se trouvent à Madagascar, “tout déplacement vers les pays affectés par l’Ebola est temporairement suspendu”.
Selon une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique, seule la République démocratique du Congo (RDC) est concernée par ces mesures. Selon la note interministérielle, la liste des pays concernés devrait évoluer en fonction de “la situation épidémiologique”. Le rapport de situation numéro 14 publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 16 août indique que seule la République démocratique du Congo (RDC) a signalé de nouveaux cas confirmés du 27 juillet au 16 août. L’Ouganda n’a plus signalé de nouveau cas depuis la sortie du dernier patient le 16 juillet, tandis que la France, qui a signalé un cas importé le 24 juin, n’en a plus enregistré aucun depuis le 4 juillet, date de sortie de son unique patient atteint d’Ebola au retour d’un déplacement en RDC.
Par ailleurs, toute personne entrant à Madagascar, de quel pays qu’il vienne, doit remplir une fiche de déclaration sanitaire dans laquelle elle doit signaler tout séjour ou transit dans un pays affecté par Ebola au cours des 21 derniers jours. Les voyageurs sont également soumis à un contrôle documentaire, une prise de température et une évaluation du risque sanitaire. Une évaluation clinique peut être effectuée si nécessaire. Les personnes présentant des signes suspects sont immédiatement orientées vers les services compétents.
Madagascar impose également aux compagnies aériennes et maritimes la transmission de la liste complète des passagers et des membres d’équipage à la Police aux frontières et aux responsables du contrôle sanitaire avant l’atterrissage ou l’accostage. Celles-ci doivent informer les voyageurs des mesures en vigueur et distribuer les fiches de déclaration sanitaire, qui doivent progressivement être remplacées par un système numérique.
Ceux qui sont ensuite soumis à la quarantaine de 21 jours doivent prendre en charge eux-mêmes les frais liés à leur hébergement, restauration et transferts vers le site désigné. sont à la charge des personnes concernées. Une attestation officielle leur est délivrée au début et à la fin de la période de quarantaine par les autorités sanitaires, qui peuvent être soit le Centre opérationnel des urgences de santé publique (Cousp) soit les directions régionales de santé publique (DRS) et les services de district de santé publique (SDSP).















