Antananarivo, 20 Mai, 11h30 – Pas de ministres devant l’Assemblée nationale ce mardi. La séance prévue qui devait être consacrée à l’ordre du jour de l’opposition parlementaire a été reportée à une date ultérieure. Cette décision a été prise “pour diverses raisons”, peut-on lire sur le site web de l’institution et sur le tableau de l’ordre du jour à Tsimbazaza, sans plus de précisions sur les motifs exacts de ce report.
Lundi, l’ordre du jour téléchargeable sur le site de l’Assemblée nationale mentionnait encore la tenue de la séance pour 10h. Aucune séance plénière n’avait non plus été organisée pour changer l’ordre du jour. Quelques députés membres de l’opposition parlent d’“annulation” plutôt que de report, et confient avoir été informés par SMS tard dans la nuit du lundi à mardi.
Dans son ordre du jour prévu ce mardi, le groupe parlementaire avait prévu de convoquer quatre membres du gouvernement pour leur poser des questions. Ont notamment été annoncés la ministre de l’Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, la ministre de l’Intérieur, Niritsoa Harinandrasana Rahajavololoniaina, et le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Fontaine.
Ce n’est pas la première fois que l’opposition fixe l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. En novembre dernier, l’opposition avait déjà organisé une séance durant laquelle cinq ministres avaient été convoqués pour répondre aux questions des députés. Les membres du gouvernement présents à la séance avaient ensuite répondu aux questions des élus sur divers sujets brûlants tels que les délestages, la pénurie d’eau, la dégradation des routes nationales et l’insécurité.
Après près de trois ans sans séance de questions-réponses à la Chambre basse, la dernière ayant eu lieu en juin 2022, cette séance consacrée à l’ordre du jour de l’opposition devait marquer un nouveau temps fort dans l’exercice du contrôle parlementaire des activités du gouvernement. Le droit de fixer l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pendant trois jours par mois est un droit constitutionnel de l’opposition dans le cadre des actions de contrôle parlementaire sur les activités du gouvernement.













