Antananarivo, 20 Mai, 15h00 – Une situation alarmante. La Maison de l’apiculture malgache signale une baisse préoccupante des colonies d’abeilles à Madagascar. Selon Hervé Patrick Radavidson, président de cette structure de concertation, ce déclin provoque un déséquilibre majeur, impactant à la fois la biodiversité et l’ensemble de la chaîne alimentaire. Une situation qu’il a exposée à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, ce mardi.
Hervé Patrick Radavidson rappelle que la production de miel par les abeilles n’est qu’un “bonus”. Leur rôle essentiel réside dans la pollinisation, un service écosystémique crucial. Les abeilles et autres pollinisateurs participent à la reproduction de près de 75 % des cultures vivrières. Ils jouent ainsi un rôle clé dans la sécurité alimentaire et la nutrition à Madagascar, souligne-t-il.
Ces pollinisateurs sont cependant confrontés à des menaces croissantes, dont le changement climatique, indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la Gouvernance environnementale au sein du ministère de l’Environnement et du Développement durable. À cela s’ajoutent les maladies, l’usage intensif de pesticides, ainsi que la perte de leurs habitats.
La Journée mondiale des abeilles a ainsi servi de cadre à une concertation nationale en vue de l’élaboration d’un Plan national de protection des abeilles et des pollinisateurs. Ce plan vise à structurer une réponse cohérente et inclusive face aux menaces environnementales, en intégrant les pollinisateurs dans les politiques publiques agricoles, environnementales et de développement durable.
Plusieurs acteurs sont mobilisés dans cette démarche : techniciens des ministères, apiculteurs, agences publiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que représentants de la société civile. L’initiative bénéficie du soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).














