Une élection sans surprise. Christine Razanamahasoa est élue à l’unanimité à la présidence de l’Assemblée nationale. Même les députés de l’opposition ont choisi l’ancienne ministre de la Justice de la Transition comme présidente de cette institution, au cours de la séance spéciale de début de législature, mardi à Tsimbazaza.
Christine Razanamahasoa a été candidate l’unique pour briguer le perchoir. Celle qui a été présentée par « Isika rehetra miaraka amin’i Rajoelina » (IRD), l’alliance présidentielle, a obtenu 100 % des suffrages exprimés, soit 147 voix.
L’élection de la coordinatrice du parti Tanora Malagasy vonona (TGV), fondé par le président Andry Rajoelina, a été attendue. L’IRD dispose de 84 députés sur les 151 que compte l’Assemblée nationale, soit la majorité absolue. Les 16 députés issus du Tiako i Madagasikara (TIM), qui se positionne officiellement en tant qu’opposition au pouvoir en place ont également voté pour l’ancienne membre du gouvernement. Les parlementaires « indépendants » se sont également mis au diapason de leurs pairs.
La parlementaire élue à Ambatofinandrahana, qui n’arrive pas à cacher son émotion, retrouve ainsi la présidence de l’Assemblée nationale. Elle avait déjà occupé le poste en 2013 au début de la précédente législature, avant d’être destituée avec l’ensemble du bureau permanent à la suite de la recomposition des forces politiques à Tsimbazaza.
La présidente de la Chambre basse promet une « Assemblée nationale forte » qui « garantit la stabilité du pouvoir ». Elle donne sa parole pour un « dialogue constructif » au sein de l’institution qu’elle dirige, alors que les parlementaires Tim demandent, entre autres, la considération de l’opposition en échange de leurs voix lors de l’élection.














