La chaîne Histoire est hautement éducative. Et les regrets sont éternels qu’elle ne soit pas
aussi diffusée que les publications onomatopéiques à succès sur Facebook (ou Tik Tok).
Avertissement : regarder Okinawa (1 er avril au 22 juin 1945), après Little Bighorn (25-26
juin 1876), n’incline pas à la sympathie pour les Marines, descendants des Buffalo Bill qui
génocidèrent les bisons (jusqu’à 5000 tués par jour en 1871-1872) dans le but d’affamer
les Sioux, Cheyennes et Apaches. À Little Bighorn, le lieutenant-colonel George
Armstrong Cluster et les 263 tuniques bleues du 7ème Régiment de la cavalerie furent
tués par les hommes du légendaire Sitting Bull : «Les hommes blancs ne nous
pardonneront jamais», comprirent-ils aussitôt.
À Okinawa, les hommes blancs ne pardonnèrent pas non plus aux Japonais dont
plusieurs furent exécutés malgré un drapeau blanc. Les Japonais réduisirent en esclavage
leurs prisonniers britanniques, australiens et américains, des camps birmans. La division
SS Hitlerjugend a exécuté 150 prisonniers américains et canadiens en Normandie.
Atrocités ordinaires de la guerre.
Okinawa est la seule bataille de la guerre du Pacifique où les deux commandants des
deux camps trouvèrent la mort : le général américain Samuel Buckner (18 juin 1945) et
son homologue japonais Mitsuru Ushijima (22 juin 1945), quelques jours seulement après
une ultime offre de reddition que Ushijima ignora avant de se faire seppuku.
82 jours : Okinawa dura le plus longtemps possible. Jusqu’au-boutisme absurde ou
intransigeance d’honneur ? Les effroyables pertes pour la conquête d’Okinawa
dissuadèrent cependant les Américains d’envoyer un million de Marines, mourir dans un
débarquement sur Honshu, l’île principale de l’archipel. Trois mois après la fin de la guerre
en Europe, Truman fit larguer la bombe atomique : 140.000 morts à Hiroshima (6 août),
80.000 victimes à Nagasaki (9 août), était-ce encore indispensable ?













