La planète Sports à l’arrêt. Football en Europe, basket-ball aux États-Unis, Formule 1, Tennis, Cyclisme, Rugby, Athlétisme : toutes les disciplines suspendent leurs activités à cause coronavirus.
Sur la chaîne Infosport, les infos en continu vont être remplacées par des documentaires. J’ignore avec quoi le journal «L’Équipe», en France, et ses innombrables homologues, de par le monde, vont bien pouvoir parler jusqu’à la fin de la quarantaine.
Depuis 1945, le sport est devenu la métaphore de la guerre. Les États-Unis et l’URSS prolongeaient la guerre froide jusque dans le classement des médailles olympiques. Le 22 juin 1974, dans une Coupe du Monde que l’Allemagne de l’Ouest allait emporter, la victoire de la RDA sur la RFA de Franz Beckenbauer fut une métaphore de la victoire du communisme sur le capitalisme. Le match de rugby entre l’Angleterre et la France rejoue indéfiniment la guerre de cent ans.
La FIFA, l’ONU du football, ne se laisse pas dicter ses règles par les États : la moindre incursion d’un Gouvernement dans le fonctionnement d’une fédération de football est aussitôt sanctionnée par la suspension des compétitions internationales. L’attribution par le CIO (Comité international olympique) de l’organisation d’une Olympiade est un enjeu capital à plusieurs milliards de dollars.
C’est donc tout ça qui rentre en mode stand-by. Une saison de Formule 1 reportée de plusieurs mois. Un Euro de football dans l’incertitude. Même les Jeux Olympiques pourraient ne pas se disputer une année bissextile, pour la première fois depuis 1896. Ce cataclysme mesure l’impact du coronavirus sur notre Humanité moderne.














