Takarivan’Iarivo ou les soirées tananariviennes : l’objectif du concept est de se réapproprier la Ville. Rien de plus villageois qu’une ville dont les rues sont désertes dès 20 heures.
Ce vendredi 6 mars 2020, l’avenue de l’indépendance a retrouvé une certaine image d’une époque qu’on pensait révolue. Il manquait cependant un ingrédient essentiel : les Tananariviens eux-mêmes. Les gens ont oublié ce qu’est une idée toute simple : sortir. Quarante ans de sinistrose sont passés par là.
L’insécurité, certes. Mais, également la fermeture incompréhensible de lieux de vie qui avaient animé la vie nocturne sur l’avenue de l’Indépendance, voilà encore une quinzaine d’années : Tana-Plaza, Hôtel de France… L’idéal, chaque «Takarivan’Iarivo», c’est que tous les commerces se sentent libres d’ouvrir et de faire affaires.
Hier, l’escalier Ranavalona 1ère, entre Antaninarenina et Analakely, avait été abondamment éclairé et ostensiblement sécurisé : Mais, encore une fois, les gens ont perdu l’habitude d’un Tana by Night civilisé, en famille.
On peut d’ailleurs déambuler en famille sans qu’il soit utile de mettre un voile moche devant la devanture des bars et des estaminets. Le Glacier est une institution tananarivienne : il a ses restaurants, ses bars, son casino, son dancing. C’est une réalité adulte. Cette grande diversité dans l’offre laisse le choix et apprend une éducation fondamentale : le discernement.
Aux terrasses des cafés de Paris, dont la convivialité est universellement proverbiale, liqueurs, vins et bières sont servis publiquement. Comme le café et les jus de fruits. Une société adulte doit avoir le choix.














