Dans la notion du bonheur malgache, s’il y a bien un malheur (et non un souhait) a enlevé de nos traditions, c’est « miteraha fito lahy, fito vavy » (faites 7 garçons, 7 filles) ! Car dans un pays aussi pauvre que Madagascar, où la contraception est aussi connue que Manhattan, ou que Jeff Bezos, ce en l’absence de télévision en zone rurale, il ne faut pas s’étonner de voir de la reproduction intensive d’êtres humains, en lieu et place d’une agriculture intensive pour nous nourrir déjà correctement aujourd’hui.
S’il doit exister, un chiffre, démontrant une performance hors du commun depuis l’indépendance de la Grande île, c’est bien notre capacité à nous reproduire (VS baisse de production des bananes, du riz, du miel, etc.). Les chiffres publiés sont effrayants, sur la base des données communiquées par le Résultat préliminaire du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-3), Madagascar est passé de 12,3 millions en 1993 à 25.680.342 d’habitants en 2018, si l’on ne comptait que 7,4 millions d’habitants en 1975. Dans 20 ans, l’on passerait à plus de 50.000.000 (cinquante millions, comme les chèques, on vérifie les données importantes 2 fois) !
Quid des écoles, des CSB, des cultures, des puits, des zébus nécessaires, de tout ce qu’il faut imaginer pour donner une vie décente à autant de monde ? Entre crises politiques cycliques, des performances économiques ne touchant pas les plus vulnérables, une population à 80% rurale, il y a de quoi créer le plus beau cocktaïl explosif pour détruire une Nation, en soupoudrant d’un petit bonus : 40% de la population malgache se trouve dans la tranche d’âge [01 à 14 ans]. Oui dans tout cela notre seule « richesse » est notre jeunesse, mais attention, sans avenir ils deviennent des millions de problèmes… Il y a déjà de quoi préparer la suite du livre de M.Razafindrakoto F.Roubaud J.-M.Wachsberger « L’énigme et le paradoxe: économie politique de Madagascar ».















