Le 21 mars 2019, la troisième édition du Baromètre facto-saatchi & saatchi/ATW sur les entreprises préférées des Malgaches avait mis en lice 215 sociétés, jaugées par 800 personnes, considérées comme échantillon représentatif du Grand Tana. Le «critère des quatre questions», réputation- performance-proximité malgache-confiance, fondant la communication d’entreprise.
La preuve que je ne fais décidément partie d’aucun échantillon représentatif, c’est que dans le Top 10 des «entreprises préférées du Grand Tana», je ne me reconnais fidèle consommateur que de la Star pour la THB, Socolait pour ses yaourts double crème et Leader Price pour ses saucissons secs.
Si je suis souvent sceptique quant à la crédibilité des sondages, je rejoins par contre cette conclusion des organisateurs : «il y a une dimension responsable derrière l’acte de consommation». Chez les Japonais d’après Hiroshima et Nagasaki, l’attitude «Kai-Zen», méthode et stratégie ou pratique, du «Change for better», à la base du succès planétaire des auto-moto (Honda, Suzuki, Kawasaki, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Subaru, Toyota) comme des produits hi-tech (Sony, Toshiba, JVC, Hitachi, Sanyo), aura avantageusement remplacé le hard-power des Samouraï et des Kamikaze. Chez les Allemands post-1945, le Deutsche Mark dut sa réputation de monnaie-refuge au succès planétaire du «Made in Germany». Ce marketing national-capitaliste reste d’actualité, décliné dans la campagne «Deutsche Qualität» (Opel), tandis que Volkswagen («Das Auto») et Audi («Vorsprung durch Technik») n’ont jamais douté que le client achètera moins un dictionnaire que la solidité, la fiabilité, la qualité de finition, de ce «Made in Germany».
Innovante, la devise «Gasy ka Manja» avait été inventée par l’équipe d’Élia Ravelomanantsoa pour accompagner le développement du stylisme malgache des années 1990. Militant, l’était le slogan «Vita Malagasy» de Tiko dont le logo avait été dessiné par le regretté Tsilavina Ralaindimby. Ce «Vita Malagasy» se remettant difficilement de l’estoc de 2009, je lui ai trouvé une alternative sympathique, «Vokatra Malagasy», accompagnant un yaourt de «Food & Beverages», à l’opercule joliment remarquable pour sa «proximité malgache», un des quatre critères du baromètre facto-saatchi & saatchi/ATW, puisque ce couvercle parle couramment le malgache : Laro (ingrédients), Fitahirizina (conservation), Otrik’aina (apports), Vokarina sy Tsinjarain’ny (produit et distribué par). Notons que, le PDG de Food & Beverages, Amiraly Hassim, avait été élu président du SIM (Syndicat des Industries de Madagascar), en avril 2019, en insistant sur sa malgachéité : précision qui n’est pas superflue quand on sait que la tolérance de l’apport allogène, fût-il vieux maintenant de cinq générations, n’a pas survécu à une troisième mi-temps victorieuse du onze titulaire métis des Barea.
NOTE. Le Top 10 du Baromètre 2018 facto-saatchi & saatchi/ATW : Socobis, Chocolaterie Robert, Socolait, Savonnerie Tropicale, Tiko, Aceem, STAR, TV Plus, Supermaki et Leader Price.














