Antananarivo, 20 Juillet, 7h10 – La jeune femme qui a célébré l’anniversaire meurtrier à Ambohimalaza et ses proches devraient bientôt être entendus par la justice. C’est ce qu’a confirmé samedi soir dans une vidéo diffusée sur la chaîne de télévision publique le ministre de la Justice, Benjamin Rakotomandimby. Il souligne que cet interrogatoire devrait avoir lieu “parce que des plaintes ont été déposées contre celle dont on a fêté l’anniversaire et sa famille”.
Jusqu’ici, l’hôtesse de la fête à l’origine de la mort d’au moins 30 morts n’a pas été entendue par la justice. La procureure de la République Narindra Rakotoniaina avait indiqué ne pas pouvoir le faire compte tenu de l’état de santé de la jeune femme. “Elle est encore sous traitement et se trouve dans le coma. Nous ne pouvons donc pas procéder à son interrogatoire”, avait soulevé la procureure le 22 juin. La semaine dernière, la magistrate s’est fait filmer au chevet de la jeune femme pour ensuite déclarer que “comme nous venons de le voir, Fenohasina et ses amis sont encore en pleins soins”.
Si l’on en croit la déclaration vidéo du ministre de la Justice, les proches de la jeune femme, n’auraient donc pas non plus été interrogés jusqu’ici. Mais ils devraient bientôt aussi faire l’objet d’enquête après que des plaintes ont été déposées contre eux, précise encore le ministre. Jeudi, les proches de quelques victimes ont déclaré à la presse avoir porté plainte contre l’hôtesse de l’anniversaire et sa mère.
Le garde des sceaux rapporte également avoir donné “des instructions à la procureure de la République de convoquer tous ceux qu’il faut entendre dans ce dossier”. Il dit également avoir insisté sur la “nécessité d’accélérer les enquêtes pour avancer vers le procès devant la Cour criminelle”. Il évoque dans la foulée la neutralité des autorités dans cette affaire. “L’État dirigé par le Président respecté Andry Rajoelina n’a personne à protéger dans cette affaire”, martèle-t-il. Il
Trois personnes ont déjà été placées en détention provisoire dans le cadre de ce dossier que les autorités qualifient d’empoisonnement et qui a tué au moins 30 personnes. Samedi soir, le ministre de la Santé qui s’est rendu au chevet de la dizaine de patients encore hospitalisés à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona a encore rejeté la thèse du botulisme. Par ailleurs, les autorités judiciaires et sanitaires refusent de révéler la nature de la substance hautement toxique, dangereuse et inhabituelle, invoquant “le secret de l’instruction et les inquiétudes d’utilisation du produit par des personnes malveillantes”.














