Antananarivo, 19 Juin, 8h30 – La justice se veut intransigeante. La procureure de la République Narindra Rakotoniaina annonce mercredi que le parquet appliquera la politique pénale des autorités en matière de meurtre face à ce qui est qualifié d’empoisonnement par le gouvernement. Il s’agit de la fête d’anniversaire qui a viré au drame du côté d’Ambohimalaza et qui a fait une vingtaine de victimes.
“Des placements en détention préventive interviendront dès que les dossiers et les suspects sont transmis au parquet à l’issue des enquêtes de gendarmerie et de police”, indique la magistrate lors d’une rencontre avec la presse mercredi dans l’enceinte du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. La procureure ajoute que le parquet s’opposera à toute demande de liberté provisoire.
Jusqu’à mercredi, cinq suspects ont été interpellés dans le cadre de cette affaire, selon le général Andry Rakotondrazaka, ministre délégué à la gendarmerie. Les enquêteurs basés au Toby Ratsimandrava poursuivent encore leur investigation.
Les autorités sanitaires à travers le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, indique qu’il s’agit d’un “empoisonnement”. “ Le poison a été introduit dans les donuts servis lors de cette fête”, fait-il savoir, en se référant à la mort des souris sur lesquelles la toxicité des aliments a été testée. Le type et la nature du poison sont toutefois encore en cours de détermination en laboratoire.
En attendant, le général Andry Rakotondrazaka, ministre délégué à la gendarmerie indique que cette donne change la façon dont les enquêtes seront menées.
Selon les derniers bilans publiés mercredi à 18h, 20 personnes ont perdu la vie après avoir goûté au repas servi lors de cette fête d’anniversaire organisée samedi 14 juin à Ambohimalaza. 17 de ces décès sont recensés au centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Par ailleurs, 17 patients sont toujours dans un état critique.














