Antananarivo, 13 Mai, 11h35 – Une problématique majeure. Les pertes post-récoltes dans la production de riz étaient estimées à 11,9% en 2021. En 2022, ces pertes étaient estimées à 15% et l’Etat vise à les réduire à 7% en 2027, si l’on en croit le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.
Ces pertes post-récolte figurent parmi les grands problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de l’agriculture malgache. Elles ont un impact important, non seulement sur les revenus des producteurs mais également sur la nutrition et la sécurité alimentaire, comme il est exposé dans ce document national.
Le Fonds international de développement agricole (Fida) avait déjà expliqué en 2019 que dans beaucoup de pays en développement, le manque de moyens financiers dont disposent les petits exploitants agricoles est l’une des principales difficultés qui les empêchent de réduire les pertes. Ceci les empêche d’acquérir des équipements et des installations après récolte de meilleure qualité. Faciliter leur accès aux financements figure donc parmi les moyens pour les aider.
La formation des agriculteurs au traitement après récolte et à l’entreposage des cultures figure également parmi les pistes qui avaient été avancées par le Fida. Ce fonds avait aussi expliqué que relier les agriculteurs à des marchés rentables constitue une autre étape essentielle pour réduire les pertes. Mais le Fida avait aussi souligné qu’il est essentiel pour les gouvernements d’intégrer la réduction des pertes alimentaires dans leurs stratégies nationales agricoles.
Dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar, les autorités malgaches annoncent leur objectif de viser l’autosuffisance agricole en 2024. Elles y avancent aussi une entrée dans l’exportation en 2027 et une place de « grenier à riz et modèle de développement rizicole pour l’Afrique subsaharienne » en 2023.
Ces ambitions s’appuient entre autres que le programme de développement rizicole du pays. Ce programme vise à augmenter le rendement moyen national qui est de 2,5 tonnes/ha en 2022 à 3,4 tonnes/ha en 2027 et à 5 t/ha en 2030. A ceci devrait s’ajouter une hausse de 10% de la production annuelle et une réduction des pertes post-récolte de 15 à 7% en 2027, renforcée par une amélioration significative de la qualité du riz, détaille ce document national.














