Antananarivo, 7 Novembre, 16h50 – Une reconnaissance. L’artiste franco-malgache Malala Andrialavidrazana figure parmi les 100 Femmes de Culture de l’année 2025, dans la catégorie Arts contemporains. La distinction, placée sous le patronage du ministère français de la Culture, a été annoncée le 13 octobre au Palais de Tokyo à Paris par Danièle Kapel-Marcovici, présidente du fonds éponyme et mécène de l’événement. Ce prix, créé pour valoriser des femmes audacieuses et inspirantes dans le monde de la création, récompense des parcours qui participent activement à transformer le paysage culturel contemporain.
Emue, Malala Andrialavidrazana souligne la portée symbolique de cette reconnaissance, marquée par l’hommage rendu à Madame Koyo Kouoh, conservatrice et figure majeure de l’art africain contemporain, disparue récemment. Cette dernière avait assisté, un an plus tôt, à l’ouverture de l’exposition de l’artiste au Palais de Tokyo. Cette résonance intime donne à cette distinction une dimension particulière pour l’artiste, dont le travail interroge les frontières, les héritages coloniaux et les imaginaires collectifs à travers la cartographie et la photographie.
Issue de la scène artistique malgache et aujourd’hui reconnue à l’international, Malala Andrialavidrazana s’impose comme une voix singulière de l’art contemporain, inscrivant Madagascar dans le dialogue mondial des arts visuels. Ses œuvres, exposées dans de grandes institutions en Europe, en Afrique et aux États-Unis, conjuguent mémoire, géopolitique et poésie visuelle. À travers cette distinction, la photographe et plasticienne confirme sa place parmi les créatrices majeures qui réinventent la manière de penser le monde et ses représentations.
Malala Andrialavidrazana a exposé au Palais de Tokyo son oeuvre intitulée Figures en 2024. Elle avait alors proposé dans une œuvre immense sous la forme d’une carte de l’ imaginaire et des iconographies, une traversée sensible des géographies postcoloniales à travers un ensemble d’œuvres mêlant mapmonde, archives et images retravaillées. Le catalogue de l’exposition, publié la même année, prolongeait cette réflexion en soulignant la portée politique et poétique de sa démarche. Ce projet avait bénéficié du soutien du Fonds Yavarhoussen, acteur essentiel dans la promotion des artistes malgaches sur la scène internationale, consolidant ainsi la place de l’île dans le paysage contemporain mondial.














