Vols d’ossements dans les tombeaux. Une pratique malheureusement de plus en plus courante et récurrente ces dernières années. Pourtant… normalement… nous sommes une population respectueuse et engagée dans le culte des ancêtres… enfin normalement. Un changement de valeurs s’est donc installé, toujours lié à l’argent, mais aussi probablement à la pauvreté qui s’est accrue ces 20 dernières années chez les plus démunis (n’en déplaise à tous les pouvoirs qui se sont succédés).
« Talatavolnondry – cent cadavres dépouillés de leurs ossements » titrait l’Express de Madagascar le 15 avril. Sans chercher bien loin, encore une fois, on pourrait dire que tout est bon pour chercher de l’argent à Madagascar. Une « matière » de plus exportée, illégalement, et dont les petites mains sales ne devraient voir que quelques centimes de la valeur réelle. Mais la vraie question est de savoir, à qui profite ce trafic ? Le circuit et les acheteurs à l’étranger, et qui sont les protecteurs de ces personnes ?
Les chiffres peuvent donner le tournis pour les saisies effectuées, 900kg par-ci, 3 tonnes par là, etc. Imaginez un instant, le volume non identifié, et l’absence de statistiques claires en zone rurale isolée. Pour en arriver là, on peu dire que Madagascar va terriblement mal, pour que des cimetières soit braqués comme des banques, à la différence que les banques des os se transforme en cash… Même après sa mort le citoyen malagasy semble abandonné à lui même, prions pour les familles de ces tombes pillées par cette sauvagerie sans nom, que leurs larmes et leur colère soit entendues par l’État.















