Antananarivo, 2 Juin, 10h35 – Une grande première avec une note d’espoir. Les Ankoay, l’équipe nationale malgache de basketball, terminent en beauté le Mondial 3×3, à Vienne, en Autriche. Leur victoire sur la France (21-20), jeudi soir, matérialise leur montée en puissance tout au long de la phase de poules.
Avec 63 points, Madagascar termine 4e de son groupe, derrière la Serbie, tenant du titre, avec 84 points, le Brésil, 73 points, et la France, 66 points, mais devant l’Allemagne, créditée de 59 points. Les Malgaches ont perdu leurs trois premières rencontres avant de battre dans les derniers instants du quatrième et dernier match la France.
Angelot Razafiarivony, directeur technique national (DTN) au sein de la Fédération malgache de basketball, note une « belle performance de l’équipe malgré la quatrième place ». « Nous nous hissons très haut grâce à ce que les garçons ont pu montrer », se réjouit-il. « Dommage, nous n’avons pas pu battre l’Allemagne et le Brésil alors qu’ils ont été prenables », déplore-t-il ensuite.
S’il n’y a rien à dire face à une entrée en matière difficile face l’ogre serbe (9-21), les regrets sont justement contre l’Allemagne et le Brésil. Face aux Allemands, Livio Ratianarivo, Elly Randriamampionona, Fiary Rakotonorina et Arnol Solondrainy ont mené au score avant de caler. Les Allemands, avec de la roublardise, ont su casser la dynamique malgache avant d’inverser la tendance durant la deuxième partie de la rencontre (16-20).
Les champions d’Afrique en titre n’avaient pas non plus à rougir face au Brésil (17-20). La stratégie de viser les deux points lors des dernières minutes n’a pas porté ses fruits alors qu’il y avait de la place pour battre les Brésiliens.
Le technicien malgache a vu la progression des protégés de Jean De Dieu Randrianarivelo au fil des rencontres. « Nous constatons que les garçons montent en niveau, au fur et à mesure que la compétition avance. Nous sentons que le stage effectué en Serbie porte ses fruits. Ils [joueurs des Ankoay] ont emmagasiné de l’expérience », conclut Angelot Razafiarivony.














