Le BNGRC met davantage l’accent sur les activités de prévention afin de réduire les impacts des cyclones qui traversent le pays. Les résultats sont positifs vu la diminution des besoins pour les travaux de réhabilitation post-catastrophe.
La prévention porte ses fruits. Selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), les actions entreprises en amont des périodes cycloniques ont permis de réduire de manière importante les dégâts laissés par les cyclones et les cataclysmes naturels. Pour le général de division Charles Rambolarson, secrétaire exécutif adjoint du BNGRC, si le nombre de morts dus aux cyclones est passé de 200 à 80, c’est « parce que beaucoup d’efforts ont été faits pour minimiser les dégâts ».
Le secrétaire exécutif adjoint du BNGRC met également en avant la baisse des financements nécessaires à la réhabilitation, pour illustrer les impacts positifs des actions de prévention. S’il y a quelques années, la somme nécessaire aux travaux de réhabilitation était encore de 300 millions de dollars, l’année dernière, le montant qui y était affecté n’était plus qu’à 70 millions de dollars. « Même si les catastrophes sont de plus en plus puissantes, le système que nous avons mis en place permet de mieux gérer les situations », souligne-t-il.
En prévision de la prochaine saison cyclonique, le BNGRC s’attelle déjà aux différents préparatifs. Les moyens à déployer sont définis sur la base du bilan des cyclones de la dernière saison. « Nous identifions les dégâts causés par les cyclones précédents, afin d’assurer le suivi de l’évolution de ces catastrophes naturelles, de les maîtriser ou du moins d’en réduire les impacts », explique le général Charles Rambolarson.
C’est ainsi que des camions, des pelleteuses et des ambulances sont déjà prépositionnés dans les zones les plus à risque. Des équipes sont également présentes sur place pour mobiliser ces matériels en cas d’urgence, mais aussi pour gérer les informations à transmettre. Le BNGRC, en collaboration avec l’État et ses partenaires étrangers, a également investi dans un système de prise d’image satellite et dans des drones pour « mieux identifier les catastrophes à venir et axer les actions sur la prévention ».














