Antananarivo, 9 Juin, 11h50 – La poursuite du député élu à Vohibato, Jean Martin Randrianatoavina, en attente. Ce parlementaire est parmi les suspects identifiés par la justice comme « complice » dans l’affaire de lynchage meurtrier à Lalazana dans la région Haute Matsiatra, mais pour l’instant, l’Assemblée nationale indique n’a reçu aucune demande de levée de l’immunité parlementaire de cet élu. « J’occupe maintenant l’intérim, mais je n’ais pas encore reçu de courrier relatif à ce sujet », confie au telephone, jeudi, Jean Brunelle Razafindratsiaofa, vice-président de cette institution.
A en croire Tinah Rabendrainy, procureure du tribunal de première instance de Fianarantsoa, le nom du député élu à Vohibato figure dans le réquisitoire introductif du parquet. Elle rapporte que plusieurs inculpés ont donné son nom durant leur comparution devant le ministère public. Elle rappelle également les propos que celui-ci a tenus dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. Étant député, Jean Martin Randrianatoavina ne peut cependant être poursuivi sans l’aval de l’Assemblée nationale. « Le tribunal a déjà fait son travail, mais il y a des détails à suivre pour la suite de la poursuite », souligne la procureure.
Trois individus ont été lynchés à mort à l’entrée de Lalazana le samedi 27 mai dernier. Suite à ce drame, les forces de l’ordre ont procédé a une arrestation de masse dans ce petit village. Lundi, 107 suspects ont été présentés au parquet du tribunal de première instance de Fianarantsoa. 102 font l’objet de poursuite judiciaire, et parmi eux, 47 ont été placés en détention préventive. Les 55 restants ont obtenu une liberté provisoire, d’autres arrestations sont encore en vue.














