Antananarivo, 24 Novembre, 11h15 – De nombreuses propositions ont été soumises aux responsables étatiques durant les deux jours de l’atelier dédié à la filière vanille, clôturé samedi à Sambava. Selon la région Sava, ces propositions ont été regroupées en huit grandes lignes de solutions pour sauver la filière.
En première position figure la mise en place d’un cadre de prix plus harmonisé. Le prix actuel, jugé très bas, résulte notamment de la surproduction. C’est pourquoi les acteurs de la filière préconisent une meilleure gestion des stocks et des mesures de prévention de la surproduction. Le prix de la vanille, la date d’ouverture de la campagne et l’octroi des licences d’exportation ont aussi été parmi les sujets dominants de l’atelier.
Les participants demandent également la délivrance d’autorisations d’exportation pour tous ceux qui répondent aux exigences. Parmi leurs propositions figurent la réforme de la gouvernance de la filière, le renforcement de la traçabilité ainsi qu’une meilleure accessibilité des services, notamment par leur décentralisation. Ils soulèvent aussi la question de la fiscalité, des ristournes, des obligations administratives et du renforcement des associations de planteurs et des coopératives.
L’État, représenté par le lieutenant-colonel Gervais Randriamiarintsoa, haut conseiller à la Présidence, ainsi que par la ministre du Commerce et de la consommation, Michela Andriamadison, a annoncé la création d’un comité technique chargé d’examiner en détail toutes les propositions émanant des planteurs, collecteurs, préparateurs et opérateurs de la filière. Ce comité regroupera les techniciens de tous les ministères concernés. L’objectif est de maîtriser le prix de la vanille dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs.














