“La suspension de Madagascar des activités de l’Union africaine sera levée automatiquement après les élections”. L’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA), l’ambassadeur Mohamed Idriss Farah, rappelle que Madagascar est encore sanctionné par l’organisation continentale. En audience auprès du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina à son domicile à Ivandry dimanche, le diplomate djiboutien souligne que c’est “l’élection présidentielle [qui] verra les sanctions à l’encontre de Madagascar levées”.
Bien que les sanctions aient été allégées après la première mission en novembre de la délégation de l’Union africaine qui avait alors appelé les partenaires internationaux à soutenir Madagascar, la Grande île ne pourra pas participer au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine annoncé pour le 12 février prochain. “Nous, en tant que représentants du président de la Commission, nous aurions aimé que Madagascar participe au prochain Sommet, mais il faut des élections, une élection de chef d’Etat, pour revenir à l’ordre constitutionnel”, précise Mohamed Idriss Farah.
L’Union africaine espère que l’élection présidentielle aura lieu à la fin de ce que l’envoyé spécial du président de la Commission qualifie de “processus de transition” qui devrait durer 24 mois et pendant lequel l’Union africaine entend accompagner Madagascar. “Le soutien de l’Union africaine est total”, insiste Mohamed Idriss Farah. “Sinon, on ne serait pas là”, poursuit-il, rappelant que “le président de la commission a, non seulement, sur la Grande île une représentante spéciale mais a aussi nommé un envoyé spécial”. Il évoque également la venue de deux délégations en novembre, la délégation de l’envoyé spécial, mais aussi celle “du panel des sages, dirigée par un ancien président du Burundi”. “Madagascar est important, c’est pour cela qu’on est à son chevet”, conclut-il.














