Antananarivo, 27 janvier, 20h30 – Une leçon à tirer. Les “assises militaires” lancées le 26 janvier permettent d’avoir des éléments sur l’issue et du précédent rendez-vous initié en 2009. Les résolutions des assises de 2009 “n’ont pas été prises en compte par les précédents régimes”, partage le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, au Centre de conférences internationales d’Ivato, lundi. “Il n’y avait pas de résultats palpables [pour la réalisation des résolutions]”, poursuit-il.
L’officier général dresse les constats concernant des précédentes assises militaires, organisées juste après la mise en place de la transition. “On a senti qu’il n’y a pas de structures claires pour savoir qui fait quoi. Il n’y avait pas de planification et il n’y avait pas de structures pour la mise en œuvre et des réalisations”, soutient-il.
A entendre le général de brigade Herinjanahary Rakotoarisoa, les résolutions en 14 points des assises militaires de 2009 visent la restauration de l’autorité de l’Etat, la discipline et la cohésion. Il était, entre autres, question de la réconciliation au sein des armées, des cadres juridiques et des ressources humaines.
Pour les “assises militaires” en cours, sans la gendarmerie, le directeur de la planification et des opérations à l’état-major des armées, évoque l’importance du suivi de l’initiative. “Si on le fait, il doit y avoir la mise sur pied d’un comité de suivi”, soutient-il.
Le projet en cours est découpé en six phases. Il devrait y avoir, entre autres, des assises régionales, une synthèse nationale tout comme une finalisation, selon le calendrier proposé aux participants. La sixième phase, pour la clôture, est prévue pour le 23 février.














