Antananarivo, 11 Mai, 14h57 – Si un enfant malgache subit de la violence, ou voit un de ses droits bafoués, sa prise en charge reste encore difficile à Madagascar. Les Organisations de la société civile notent un faible cadre de la protection de l’enfance à Madagascar, tant sur le plan social que sur le plan économique et politique. A Madagascar par exemple, certaines entreprises travaillant dans le commerce font des spots publicitaires destinés à la promotion de produits commerciaux qui utilisent encore des enfants comme supports de messages publicitaires à des fins commerciales, alors que le produit proposé n’a aucun lien avec le domaine de l’enfance.
A en croire ces OSC, ces pratiques sont fréquentes sans que ce ne soit réprimé par les autorités. Le rapport cite également l’absence d’acte de naissance pour 26,3% des enfants âgés de 5 à 17 ans en 2018, les violences qui concernent 17% des filles victimes de violences sexuelles en 2018, ainsi que et la non scolarisation. Cette situation est aggravée par la faiblesse et l’incohérence du système de protection des enfants, poursuit le rapport. Le Comité national de protection de l’enfant (CNPE) est l’organe destiné à coordonner toutes les mesures de protection de l’enfant, pourtant il n’est pas encore opérationnel, explique encore le rapport.
Le budget de l’Etat consacré au secteur social reste également faible. Il était de 0,21% en 2020 si en 2015 il était à 0,25%. Des recommandations ont été émises dans ce rapport, permettant ainsi aux autorités concernées de rectifier le tir. La présentation du rapport s’est tenue mardi, en présence de différentes parties prenantes dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant dont la Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE).













