Antananarivo, 22 Avril, 13h45 – Des propositions à prendre en compte. Le secteur privé sollicite de la part de l’Etat des facilitations en matière fiscale pour permettre à la branche de production nationale d’investir davantage, d’accéder à plus de marchés et d’augmenter ainsi ses contributions à la caisse de l’Etat. Le sujet a été soulevé par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, en marge de l’atelier de concertation et de validation du plan stratégique 2024-2028 de l’administration fiscale, la semaine dernière.
Le président du SIM soutient qu’au-delà de la création d’emploi, le secteur privé détient une part majeure des sources de croissance économique. Il rappelle alors que “quand les opérations des industriels tournent convenablement, les acteurs économiques peuvent contribuer davantage aux recettes fiscales.
Comme chaque année, en anticipation d’une éventuelle loi des Finances rectificative (LFR) notamment, des propositions sont avancées par le secteur privé sur les dispositions fiscales visant à développer et à protéger les industries locales. Elles peuvent concerner la facilitation des importations des matières premières ou des matériels et les équipements pour la production. Des dispositions touchant le secteur de l’énergie, notamment pour l’importation des matériels et équipements destinés à la production d’énergie issue de sources renouvelables ont également été avancées par Tiana Rasamimanana.
Le directeur général des impôts, Germain, indique qu’aucune consigne n’est pour le moment donnée de la part du gouvernement concernant la modification ou non en cours d’année des dispositions de la loi des Finances initiales de 2024. Son département se prépare en tout cas à une LFR, si le besoin est communiqué, rassure-t-il.
Le travail de l’administration fiscale ne se limite d’ailleurs pas au recouvrement des impôts auprès des entreprises, soutient son directeur général. « Nous avons un dialogue permanent avec le secteur privé. Ce qui nous permet de recueillir leurs attentes par rapport aux dispositions qui vont leur permettre de développer leurs activités. Notre politique fiscale se base sur l’orientation économique du pays et sur ce dialogue avec le secteur privé », expose-t-il.
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